Programmes Histoire & Société Art & Musique Cinéma & Fiction Connaissance & Découverte

Vidéo
Extraits des épisodes
(Real Video)

Galerie Photos
Promenez-vous dans le monde du dernier Seigneur des Balkans

Programme
Interviews
Chronologie
Les personnages
Galerie Photos
Quiz
L’empire du vent (1/4) | Les fils de l’aigle (2/4) | Le camarade rouge (3/4) | L’or du diable (4/4)

Le dernier Seigneur des Balkans



Réalisation : Michel Favart
Scénario : Michel Leviant avec la collaboration de Pascal Bensoussan
librement adapté du roman de Necati Cumali

Épisodes 1 et 2 diffusés le 18 novembre à 20h45
Épisodes 3 et 4 diffusés le 25 novembre à 20h45

  • Quand la fiction explique l’Histoire

Après l’évocation de différentes terres meurtries par l’Histoire, l’Alsace, la Nouvelle Calédonie, l’Algérie ou la Palestine, ARTE aborde la question des Balkans au coeur de la problématique européenne.

Le pari est de proposer aux téléspectateurs un divertissement éclairant les enjeux du présent grâce à des personnages de fiction enracinés dans l’Histoire. Parmi les réponses reçues à l’appel à propositions lancé en 2001, nous avons été séduits par l’approche originale de Pascal Bensoussan de raconter les Balkans en s’attachant à la partie orientale de la péninsule. Michel Leviant a très librement adapté le roman de Necati Cumali dont il a su garder les éléments singuliers pour inventer une histoire originale forte.

Ainsi, cette vaste fresque romanesque relate la vie aventureuse de Zülfikâr pris dans le tourbillon des conflits balkaniques dans la région des lacs, à la frontière de la Macédoine. Sans quitter ses montagnes, Zülfikâr traverse les bouleversements du siècle. L’Empire ottoman est démantelé sous l’effet des nationalismes et des ambitions territoriales des puissances régionales. Après la Première Guerre mondiale, les traités de paix effacent les anciennes frontières en mettant en avant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Puis, durant la Seconde Guerre mondiale les remaniements territoriaux provoqués par les attaques italiennes et hitlériennes démembrent les nouveaux Etats jusqu’à ce que la victoire des alliés change la donne, une fois encore.

Dernier héritier d’une culture balayée par l’Histoire, Zülfikâr va être amené à se battre tour à tour, contre les rebelles grecs et bulgares, les Français de l’armée d’Orient, les armées grecque, italienne, allemande et leurs alliés bulgares, avec les communistes puis contre eux, tandis que les régimes politiques se succèdent, passant d’une tyrannie à l’autre, opposant les familles dans une guerre civile sans fin.

Avec Michel Favart, nous avons voulu raconter cette fabuleuse histoire dans toute sa complexité. Le réalisateur a su trouver le souffle de l’épopée, s’imprégner de l’imaginaire d’un peuple et d’une culture pour faire vivre un scénario puissant, restituer le parcours émouvant d’un couple emblématique au sein d’une famille déchirée, incarner des figures historiques comme le roi Zog d’Albanie sans tomber dans le didactisme, exposer un foisonnement d’événements sans jamais perdre le spectateur dans la chronologie touffue, tout en restant fidèle à la vision noire et amère des auteurs qui donnent à voir la face tragique d’une époque et d’une terre hantée où le cynique profiteur de guerre finira par l’emporter.

Pour interpréter ces nombreux personnages aux personnalités riches et variées, Michel Favart et Pascal Bensoussan ont su faire appel à une équipe artistique et technique exceptionnelle tout au long d’un tournage de plusieurs mois et, grâce au concours de France 2, des partenaires bulgares, grecs et espagnols, rassembler les moyens nécessaires à notre ambition commune pour mettre en oeuvre une coproduction européenne qui est l’un des temps forts de la rentrée sur ARTE.

François Sauvagnargues
Directeur de la Fiction d’ARTE France


  • Toute guerre est une guerre civile
(Michel Leviant, scénariste)

ARTE allie la grande histoire et le parfum de l’aventure dans ce récit romancé du dernier descendant des beys de Macédoine. Cette saga en quatre épisodes traversée par un souffle épique relate la vie aventureuse de Zülfikâr, héritier d’une longue lignée de beys turcs dans la région des lacs en Macédoine, pris dans le maelström des conflits balkaniques.

Une fresque historique qui embrasse plus d’un demi-siècle de l’histoire des Balkans, de la chute de l’Empire ottoman au début des années 1950. Dans ce récit tragique, le frère s’oppose au frère, le père à ses enfants, la passion amoureuse côtoie les ambitions politiques.

  • Un projet cosmopolite

Une aventure multi-culturelle
Durant cinq mois, les quatre épisodes d’une heure et demie sont tournés dans trois lieux : Sofia et ses environs ; Plovdiv, deuxième ville du pays, située dans la plaine de Thrace, au sud ; Elena et la ville médiévale de Veliko Tarnavo, deux citées voisines situées près de la frontière turque.
180 comédiens et 3000 figurants rejouent l’histoire tumultueuse des Balkans. Une aventure qui réunit des Français, des Bulgares, des Espagnols, des Grecs.

La Babel balkanique
Depuis son combo (cabine équipée d’écrans retransmettant les images des caméras), le réalisateur dirige son équipe internationale. Sur le plateau, on communique en anglais mais on parle aussi bulgare, français, grec… Les acteurs jouent dans leurs langues. Un beau brouhaba.
« Confier certains postes clé (cadres, décors, costumes…) à des techniciens bulgares,, recruter des jeunes comédiens quasi inconnus était un vrai pari. Il a pu être tenu grâce à la liberté de choix donnée dès le départ par ARTE.» affirme Michel Favart.

D’une époque à l’autre
Pour le tournage 700 costumes ont été réalisés et 3000 pièces achetées et retravaillées. En l’espace d’une journée, il faut passer d’une époque à une autre, d’un âge à un autre, d’un lieu à un autre. « Au début, explique Arnaud Binard, changer d’âge était difficile, même si sur le plan de tournage les scènes de jeunesse précédaient celles plus tardives. Aujourd’hui, c’est devenu presque automatique, notamment grâce au maquillage et aux costumes ».




Mise à jour: 15/11/05 | Retour en haut de page |

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2008 ARTE G.E.I.E.