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Metropolis

Samedi à 20h15

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Metropolis

Samedi à 20h15

02.07.05 - 0.00 : metropolis

Olivier Py - Les Vainqueurs

Orléans peut s’enorgueillir d’avoir l’un des centres dramatiques nationaux les plus productifs. Olivier Py en est depuis huit ans le directeur.Comédien, romancier, dramaturge et metteur en scène, Olivier Py fait répéter pour le Festival d’Avignon sa dernière œuvre : une trilogie épique où il revient interroger une nouvelle fois ses certitudes spirituelles. Dans « Les Vainqueurs », un mafieux et un dictateur essaient d’effacer le sourire du visage de leurs concitoyens. En développant cette intrigue, Olivier Py tente de dépasser son engagement catholique pour venir sanctifier la beauté de la vie, la valeur absolue de l’instant vécu hors du regard de Dieu et de toute contrainte éthique. En somme, un poème païen en hommage à la vitalité brute.


Voir un extrait du reportage (real video - 3mn12)

Olivier Py : "Toute la troupe a été connue par une épopée qui était « La Servante » à Avignon, qui était une épopée de vingt-quatre heures. Je suis devenu un tout petit peu plus modeste, maintenant, je fais des épopées d'un peu plus que sept heures, entre huit et neuf heures. Je crois que ça change fondamentalement le rapport du public à l’œuvre. On entre dans ces huit heures de spectacle comme un consommateur culturel habituel, et puis petit à petit, on est dénudé de ces attitudes-là, et on trouve un temps pour soi, qui est un vrai temps de méditation.

Je crois que cette œuvre, par rapport à mes précédentes, a ceci de particulier qu’elle est profondément païenne, que c’est la question du paganisme que j’ai mis au centre. Alors que j’ai mis peut-être vingt ans à assumer la grâce dans mon écriture, à essayer de raconter à mes contemporains cette rencontre avec le Christ que j’avais faite et qui est certainement le centre de ma vie. Et là, je me suis donné deux ans pour travailler sur la contradiction. Qu’est-ce que j’aurais été si je n’avais pas rencontré le Christ ? Oui, qu’est-ce qui pourrait s’opposer dans ma vie à cette rencontre avec le Christ, si ce n’est le poète lui-même ?
Dans mon cas, je crois que le poète et le chrétien font un combat spirituel dont je donne le récit tous les trois ou quatre ans. Le poète est absolument libre, absolument au-delà de toute considération morale, et surtout le poème est attaché au temps, et à la mort. Le poète aime mourir, le chrétien, aime ressusciter.

Si une pièce n’est pas à la fois politique, érotique, humoristique, métaphysique, et qu’elle n’aborde pas les thèmes de la mort, du langage, du désir, du travestissement, etc. je suis pas tout à fait certain que ce soit du bon théâtre. Le théâtre nous apprend que la vie et la mort sont la même chose. Et que sans la mort, nous ne saurions pas jouir. Que sans la mort, il n’y aurait pas la parole ; que sans la mort, il n’y aurait pas l’instant, et que l’instant, pour le poète, c’est suffisant. Vivre suffit. Il n’y a peut-être que le théâtre qui arrive à dire ça."
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En Avignon
Les Vainqueurs
d’Olivier Py
du 10 au 16 juillet 2005
au Gymnase du Lycée René Char
Avignon
>> En savoir plus

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Metropolis
Un reportage de Guy Demoy
Samedi 02 juillet 2005 à 00h00
Rediffusion le 03 juillet à 18h05
Rédaction: Online Production
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Edité le : 30-06-05
Dernière mise à jour le : 12-08-08

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