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Le coup de coeur d'Udo Wachtveitl



Le grand silence

Le comédien Udo Wachtveitl, a choisi en coup de coeur dans la programmation cinéma d'ARTE, le film "Le grand silence " de Sergio Corbucci.

>> Vidéo : le coup de coeur d'Udo Wachtveitl



Le grand silence sera diffusé jeudi 20 avril à 20h40

Le grand silence
(Italie, France, 1969, 100mn)
Réalisateur: Sergio Corbucci
Auteur: Sergio Corbucci, Mario Amendola, Vittoriano Petrilli, Bruno Corbucci
Image: Silvano Ippoliti
Musique: Ennio Morricone
Production: Adelphia Compagnia Cinematografica, Les Films Corona
Producteur: Summa, Adelphia, Les Films Corona
Son: Romano Pampaloni
Avec: Jean-Louis Trintignant, Klaus Kinski, Frank Wolff, Luigi Pistilli , Vonetta McGee , Mario Brega , Carlo D'Angelo , Marisa Merlini


Dans Le grand silence, Sergio Corbucci réunit Jean-Louis Trintignant et Klaus Kinski pour un film baroque et hiératique, d'une noirceur rare. Un chef-d'oeuvre du western spaghetti.

Utah, hiver 1890. La neige recouvre les montagnes. Sur ce manteau d'un blanc aveuglant apparaît au loin un cavalier. Cachés derrière un talus, des chasseurs de primes le visent. Mais lorsqu'ils s'apprêtent à tirer, l'homme dégaine son Luger et les abat tous. Survient alors une horde de hors-la-loi miséreux. La nouvelle de l'amnistie que le gouverneur leur a accordée ne leur est pas encore parvenue. Ils doivent se cacher car ils représentent encore une manne en espèces sonnantes et trébuchantes pour les chasseurs de têtes. Le mystérieux cavalier est peut-être leur sauveur...


Neige et sang

Au milieu des années 60, grâce à Sergio Leone, à Enzo G. Castellari et à Sergio Corbucci, le western trouve en Italie un second souffle. Dans Le grand silence, le super-héros à la conquête du grand Ouest disparaît pour laisser place à un homme efféminé et muet, solitaire et mystérieux. On l'appelle Silence parce que ce tueur professionnel laisse, après son passage, un grand silence. Ayant assisté, quand il était enfant, à l'assassinat de ses parents par des chasseurs de primes, il donne à ses meurtres une dimension cérémonielle : il tire et ne tue que lorsque celui d'en face a dégainé. Tigrero, son ennemi, incarne toute la bestialité de l'homme, sa folie baroque et son infinie lâcheté. Formidablement bien rythmée, l'action ne se déroule jamais en dessous de 3 000 mètres d'altitude, dans des décors naturels perchés dans les hauteurs. La neige joue un rôle à part entière. Linceul blanc en constante recomposition, son immensité cotonneuse et froide impose sa cadence. Elle étouffe les pas des personnages et rend dérisoires leurs déplacements. Emmitouflés dans des fourrures et des ponchos, montés sur des chevaux qui boitent et tombent, ils apparaissent comme des figurines de carton entraînées dans le tourbillon inéluctable de la décadence, de la violence et de la mort. Il existe deux versions du Grand silence, celle imposée par les producteurs à Sergio Corbucci se concluant par un happy end, et celle voulue par le réalisateur. Cette dernière, noire et violente, a nourri le culte cinéphile voué à ce chef-d'oeuvre du western spaghetti. C'est cette version qu'ARTE montre ce soir.






Mise à jour: 06/04/06 | Retour en haut de page |

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