|
|
 |
Grattons sous l'écorce de la diversité. Et, à travers l’expérience de témoins singuliers, les visions d’écrivains et d'intellectuels repus de culture européenne et les discours des politiques aux prises avec le présent, cernons mieux notre identité commune : multiple, riche, indomptable.
Les portraits citations À saute-mouton
|
|
|
|
|
 |
Qu'attendez-vous de la présidence française de l'Union européenne qui débute le 1er juillet ? C'est le moment de vous exprimer.
le blog L’Europe en débat
|
|
|
|
|
 |
Erasmus, le programme de mobilité qui « fabrique des Européens » et qui donne un visage à l'Europe.
le dossier Passeport Erasmus et ses portraits vidéos
|
|
|
|
|
 |
Mémoire, histoire et politique : un ménage à trois qui fait du bruit.
le n° 9 du webmagazine Regards croisés
|
|
|
|
Le Rendez-vous des Européens
|
|
Marseille
Palais du Chanot , 13 juin 2008
Après le premier rendez-vous donné aux Européens par la future présidence française de l’Union européenne le 7 mai à Lille, la deuxième rencontre va réunir les personnage clés de cette présidence et des centaines de citoyens le 13 juin 2008 à Marseille. Le programme de ce forum intitulé « Paroles d’Européens » est chargé. Après une séance d’ouverture présentée par le secrétaire d’État au Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet entre 10 h et 11 h, les citoyens auront à nouveau toute la journée pour participer à six forums autour des questions suivantes : L'Europe peut-elle être le leader mondial de l'environnement ? Un nouvel agenda social pour les Européens ? Quels enjeux pour l'Europe de la culture ? L'Europe va-t-elle manquer d'énergie ? Les jeunes Européens : bouger pour apprendre à travailler ? Nourrir la planète, quel rôle pour l'Europe ? Pour la session de clôture, le ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner exposera ses objectifs pour la présidence française et l’avenir de l’Union.
Lille, 7 mai 2008– Le public était au rendez-vous, tous âges confondus. Il y a eu des moments d'émotion partagés entre les invités de Jean-Pierre Jouyet, le maître de cérémonie, et l'assistance. Lui est apparu humble face à la tâche qui est la sienne. La prochaine fois, il faudra juste demander aux organisateurs de prévoir et respecter une plage plus longue pour les questions venant de la salle. Linette, Jasper, Petra, François, Roméo, Clare... Tous sourient sur grand écran au nombreux public lillois du premier « Rendez-vous des Européens ». Sur scène, les invités listent les valeurs de l’Union : paix, liberté, égalité sociale, respect. « Ce que nous apportons du passé, ce n’est pas de l’amertume, commente le Polonais Bronislaw Geremek, c’est du rêve. » Le Haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, renchérit : « Il faut retrousser nos manches, faire de l’Europe une solution à des problèmes et non un problème sans solutions. »
Malgré l’intérêt du débat, certains s’endorment. Le manque d’interactivité se fait sentir. C’est pourtant l’objectif de la journée, comme le souligne Jean-Pierre Jouyet : « Il faut plus de pédagogie. En 2005, les Français ont manqué d’informations sur le référendum. Le but de ces Rendez-vous, un mois et demi avant la présidence de la France, c’est d’échanger sur les enjeux. » Au menu, enseignement, mobilité (cf. l'article en allemand de Rebecca Donauer), mémoire, culture et communication. « Il faut“communiquer l’Europe” en impliquant l’opinion publique, martèle l’Italienne Lili Gruber. Les gens veulent qu’on leur explique les rouages simplement... Avec une constitution de 400 pages, c’est raté ! » Applaudissements. La députée européenne choisit de suivre l’atelier Europe et médias. Constat de départ : les Européens sont mal informés, seuls 10% savent quand auront lieu les prochaines élections, en juin 2009. Pour Philippe Cayla, président d’Euronews, « la faute revient aux médias, qui passent directement de la rubrique France à la rubrique Monde, mais aussi à l’Europe, qu’il faudrait simplifier et “peopoliser” ». Gottfried Langenstein, président d’Arte, poursuit : « Les gouvernements aussi sont fautifs, ils désignent toujours Bruxelles comme responsable des mesures impopulaires. »
Difficultés à créer un média multilingue, frilosité de l’Europe, après une heure de débat, la salle a enfin la parole : « Où sont TF1 et M6 ? », « Il faut plus de pédagogie, plus de ludique... », « Donnons les moyens aux Européens de débattre entre eux, plutôt que d’organiser des débats sur l’Europe entre gens d’une même nation »... Pour Lili Gruber, cette première est une réussite : « Dans un monde de vitesse, c’est bien de s’asseoir pour réfléchir, échanger des points de vue. » Hélas, le monde de la vitesse rattrape celui de la réflexion... Aussitôt commencée, aussitôt terminée, la séance de questions-réponses n’aura duré qu’une demi-heure.
Retour à la grande salle et aux discours devant un public muet. Rama Yade , secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale et Anne-Marie Lizin, sénatrice belge s’écoutent parler. Philippe Starck, lui, prend de la distance. Tour à tour designer italien, directeur industriel allemand, architecte espagnol, il sera le directeur artistique de la présidence française de l’Union. « Je suis juste un Européen, dit-il en riant. Je voudrais que les Français comprennent qu’on peut prendre du plaisir... L’Europe n’est pas une punition. » Faites passer le message.
Virginie Demange Toute l'Europe.fr vous propose de visionner les enregistrements des trois temps forts de cette rencontre.
|