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Emission du 13 octobre 1998 | |
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Le tube
fluorescent Lorsque votre tube fluorescent tombe en panne et plonge votre cuisine dans le noir, vous le changez et... oh miracle, la lumière revient! Mais comment ce tube de verre nous éclaire-t-il ? Sa blancheur laiteuse cache le mystère de sa constitution et de son fonctionnement... Alors, pour y voir plus clair, pénétrons à
l'intérieur. Un culot muni d'un contact électrique nous conduit directement à un fil
métallique spiralé, généralement en tungstène, nommé électrode. Elle émet alors des électrons. Ces électrons sont attirés par la seconde électrode qui se trouve à l'autre extrémité du tube et ils s'y dirigent. Mais leur parcours est parsemé d'embûches... En effet, le tube est empli de vapeurs de mercure, de sorte que les électrons entrent bientôt en collision avec des atomes de mercure. Une rencontre favorisée par la présence dans le tube de gaz rares : de l'argon et parfois du néon, qui ralentissent les électrons et augmentent les chances qu'ils heurtent les atomes de mercure. Lors de la collision, les électrons qui ont acquis de l'énergie, au cours de leur accélération, cèdent de l'énergie aux atomes de mercure qu'ils heurtent. Résultat : ces atomes de mercure ne sont pas stables et ils réémettent bientôt l'énergie gagnée sous la forme de rayonnement ultraviolet. Ce rayonnement se propage jusqu'aux parois du tube et c'est là qu'un revêtement fluorescent joue un rôle important : il absorbe les ultraviolets et réémet, à la place, de la lumière visible, celle qui nous éclaire. Que deviennent les électrons une fois qu'ils ont heurté les atomes de mercure ? Ils poursuivent leur chemin, reprennent de la vitesse, heurtent des atomes d'argon ou de néon qui les ralentissent, entrent de nouveau en collision avec des atomes de mercure et ainsi de suite jusqu'à l'autre extrémité du tube, où, arrivés sur l'autre électrode, ils sont remis dans le circuit électrique. Et la ronde des électrons continue...
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| © 1998 ARTE G.E.I.E |