Jean
Louis Aubert
En France, contrairement à
Prince, Jean Louis Aubert fait toujours confiance
à sa maison de disques pour vendre ses
productions et il est linitiateur de son
propre site où linterview quil a
donné à Tracks a été retransmise en direct.
http://www.jeanlouisaubert.tm.fr
JL Aubert: Notre site
cest un peu notre télé pirate. Quand il y
a des répétitions, 100 personnes se connectent.
Ce que jaime dans le real vidéo,
cest que malgré la mauvaise qualité des
images et du son, quand jarrive à capturer
quelque chose en live, jai
limpression dêtre seul au monde avec
les gens qui émettent.
Et puis linternet cest marrant,
parce que pour linstant nous en sommes
encore au tout début, cest comparable à
une traban, ça traîne, ça ne marche pas.
Parfois lorsque lon envoie des morceaux, le
son est complètement pourri, cest sympa,
on devient moins timide, on se dit que si
cest pourri, cest pas forcément de
notre faute...
Puis linternet est voué à se
développer et les artistes aussi, ils ne seront
plus uniquement musiciens, ils feront aussi du
" multimédia "...On ne peut
plus avoir cette différence clip/chanson où le
musicien fait la chanson et quelquun
dautre met des images par dessus. Je
trouverais ça plus normal quon ait chacun
notre caméra pour se filmer soi-même ou entre
nous.
Et puis lordinateur ça permet de faire
plein de choses avec peu de moyens. Tous les
rappeurs qui travaillent sur leurs ordinateurs ne
pourraient sûrement pas se payer des accès aux
studios à 15000 francs par jour. Cependant
lordinateur ne résout pas tout, on quand
même toujours besoin de gros studios avec des
gros micros pour enregistrer des guitares
acoustiques. Mais les deux vont bien ensemble. On
a fait le tour des choses essentiellement
mécaniques, il est maintenant nécessaire de
rajouter des morceaux live ou enregistrées pour
faire un tout.
De nos jours ce nest pas comme quand
nous avons commencés il y a 25 ans. Maintenant
il y a cet esprit un peu aventurier qui veut que
lon pêche des sons à droite à gauche et
quon les remixe, jaime bien.
|